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Fondation

L'histoire de Georgette

Georgette posing with her two daughtersOn venait tout juste de célébrer son 60e anniversaire de naissance lorsque ma mère a commencé à changer.

Au début, ses troubles nous semblaient légers, anodins : répéter une question étrange ou oublier un mot au beau milieu d’une phrase. Beaucoup d’entre nous ont eu ces problèmes sans n’avoir aucune raison de s’inquiéter. Mais avec le temps, on a compris que quelque chose n’allait pas. La femme autrefois charismatique, éloquente et tenace, toujours si pleine de vie, commençait à décliner devant nos yeux. 


On a d’abord diagnostiqué une dépression et l’anxiété, mais le traitement n’a pas été utile et son état n’a fait qu’aggraver. Trois semaines après la naissance à mon deuxième enfant, maman se rendait à peine compte qu’elle était grand-mère une fois de plus. Et puis, on a appris que maman était atteinte de la démence à corps de Lewy, terrible maladie qui entraîne une perte graduelle de la tranquillité d’esprit, de la mémoire, de la personnalité et de tout votre être. Elle dépossède la personne de ses êtres chers. Ma mère devenait aussi méconnaissable pour moi que je le devenais pour elle. 


Mais, grâce à des personnes attentionnées comme vous, qui soutiennent la Fondation Bruyère, notre famille a trouvé les soins et la compassion dont elle avait besoin pour traverser cette période déchirante.

Grâce au programme de psychiatrie gériatrique de Bruyère, maman a reçu le traitement continu dont elle avait besoin pour l’aider à maîtriser les symptômes et ralentir la progression de sa démence chez elle. Vous pouvez imaginer ce que cela a représenté pour mon père, qui lui avait assuré qu’elle resterait chez elle.


Après quelques précieuses années au cours desquelles ma mère a pu vivre chez elle, il est apparu évident qu’elle était en fin de vie et qu’elle avait besoin de soins plus intensifs et plus perfectionnés que ceux qu’on pouvait lui prodiguer.

On aurait toujours voulu en faire plus, n’est-ce pas? Mais ma sœur et moi avions toutes deux de très jeunes enfants et mon père était de plus en plus dépassé par les événements. On avait besoin d’aide, et heureusement, Bruyère était là pour nous.

Georgette celebrating her 60th birthdayOn a décidé de la faire admettre à l’unité de soins palliatifs de Bruyère, ce qui a permis à ma famille de rester à ses côtés, non pas comme soignants mais comme êtres chers. Vous ne pouvez pas imaginer le poids qu’on nous a enlevé des épaules! Pour la première fois dans notre terrible périple, j’ai pu pousser un soupir de soulagement car je voyais bien qu’elle était entre des mains exceptionnelles. Maman semblait en paix.

Même si on savait que ses derniers jours approchaient, j’ai été profondément touchée par la façon dont le personnel l’a traitée. Les médecins l’examinaient régulièrement, les infirmières lui donnaient un bain quotidien, et une infirmière en particulier la coiffait. Je serai toujours reconnaissante envers les médecins et le personnel infirmier d’avoir traité ma mère avec tant de compassion, d’avoir garanti sa dignité et veillé à son confort durant ses derniers jours.

Mes parents ont immigré au Canada il y a plus de 40 ans. Ils ont travaillé d’arrache-pied pour se faire une vie meilleure. Lorsque ma mère était en bonne santé, elle était très fière, indépendante et n’aimait pas la pitié. On aurait dit que le personnel infirmier de Bruyère a compris ce qu’elle était et la défendaient, pour que sa mort fasse honneur à ce qu’elle avait été.

À titre de Canadienne de la première génération, je me sens privilégiée de vivre dans un pays et une collectivité qui vous soutiennent au moment où vous en avez le plus besoin. On croit que la qualité de la vie va de soi jusqu’au moment où on a besoin d’aide. Je suis si reconnaissante envers Bruyère pour tout ce qu’on a fait pour ma mère et toute ma famille que je continue à donner. Je veux faire pour les autres, si je le peux, ce qui a été fait pour ma famille. Malheureusement, on n’est ni les premiers ni les derniers à nécessiter des soins aux personnes atteintes de démence.

D’ici 2031, au Canda, le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et d’autres démences devrait atteindre le chiffre stupéfiant de 937 000. C’est presque la population de toute la ville d’Ottawa!

Voilà un moment important pour la recherche sur la démence et la maladie d’Alzheimer. On sait qu’à bien des égards, on est engagé dans une course contre la montre. Pas seulement la montre du déclin cognitif de nos proches, mais celle d’une société qui compte de plus en plus de personnes âgées. On sait que le nombre de personnes atteintes de démence est en forte hausse et que cela est inévitable. Si beaucoup d’entre nous pensent que les services qu’on reçoit dans les hôpitaux sont payés par la province, rien n’est plus faux. Bruyère compte sur le soutien de généreux donateurs comme vous pour l’aider à aller au-delà de l’essentiel.

Des donateurs comme vous aident à fournir des soins de qualité mondialement reconnue aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de démence, comme ma mère. Vous contribuez à la réalisation de progrès fascinants dans le domaine de la médecine et vous aidez chaque patient et chaque famille à avoir accès au traitement approprié.


Je rêve du jour où on n’aura plus à subir les symptômes de la maladie d’Alzheimer et de la démence : la perte du langage, la désorientation, la perte de soi-même. C’est vraiment déchirant de voir un être cher succomber à cette maladie.

Le dépistage et le traitement précoces ainsi que les percées technologiques contribuent tous de façon importante à assurer un avenir meilleur aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence. C’est justement sur quoi on travaille à Bruyère.

Georgette celebrating her birthday with her two daughters and husbandJe fais beaucoup confiance aux travaux de recherches sur le cerveau et la mémoire réalisés à Bruyère. J’entrevois l’avenir avec espoir et optimisme; un jour, on trouvera un remède à la démence. Je suis convaincue que notre collectivité nous aidera à atteindre cet objectif.



Puis-je compter sur vous pour faire un don à Bruyère sans plus tarder? Votre don fera toute la différence pour les personnes à soigner comme ma mère.

Comme la période des Fêtes approche à grands pas, quelle bonne idée de cadeau réfléchi et porteur de sens de faire un don en l’honneur d’une personne spéciale. On les informera du cadeau offert en leur nom. Donnez au prochain!

Merci du fond du cœur!


Josie Abou-Eid
Fille de Georgette

P.S. Votre soutien n’a jamais été aussi important! On estime qu’au Canada, près d’un million de personnes vivent avec une forme de démence. Bruyère a besoin de votre aide plus que jamais. Un don mensuel permettra à Bruyère de prodiguer les meilleurs soins possibles pendant de nombreuses années.