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Fondation

Il n’y a jamais eu de moment aussi crucial pour investir dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer!

Mariages. Naissances. Remise de diplôme. Vacances.


Un beau samedi après-midi en pique-nique avec la famille. Le Dr Frank et la famillie Suter


Nous tenons beaucoup à nos souvenirs, ces moments qui s’imprègnent dans notre cœur et notre esprit. Nous nous définissons par les évènements qui nous ont conduits là où nous sommes et par les activités quotidiennes grâce auxquelles nous créons des liens avec les gens que nous aimons.

 

C’est terrifiant d’imaginer qu’un jour ces souvenirs pourraient tout simplement disparaître.


Pourtant, c’est la réalité pour plus d’un demi-million de Canadiens qui vivent avec la maladie d’Alzheimer ou la démence. D’ici 2020, les maladies cérébrales supplanteront les maladies cardiaques et les cancers au chapitre des principales causes de mortalité et d’invalidité au Canada.


Il n’y a jamais eu une période aussi critique pour développer la recherche sur la démence et la maladie d’Alzheimer. C’est pourquoi nous nous consacrons, avec l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa, à bâtir un programme de renommée mondiale axé sur la mémoire ici, à Soins continus Bruyère.


Nous recevons plus de mille demandes de consultation par année et voyons plus de trois cents patients par mois. Ces chiffres sont énormes, et les statistiques révèlent qu’ils ne feront que croître au cours des prochaines décennies.


Katherine Suter, autrefois travailleuse sociale dans le domaine de la santé, est justement l’une de ces patientes. Il y a plus de dix ans, Katherine remarquait que sa mémoire lui jouait des tours. Au début, personne d’autre qu’elle ne remarquait ces pertes de mémoire, au point où elle sentait qu’il serait ridicule de le mentionner à quiconque.


Néanmoins, Katherine faisait confiance à son instinct et elle a consulté des spécialistes à Bruyère. Aussi anodine que put l’être sa perte de mémoire à l’époque, elle avait vu juste : elle en était aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer.

 

L’intervention précoce est essentielle au traitement de la maladie d’Alzheimer.


Causée par une accumulation toxique de protéines dans le cerveau, la maladie d’Alzheimer est la principale cause de démence. Les personnes atteintes de démence assistent impuissantes à une détérioration de leur mémoire, de leurs pensées, de leur comportement et de leurs capacités à accomplir des activités quotidiennes.


Toutefois, si l’on arrive à observer les premiers signes de la maladie assez tôt, nous pouvons ralentir le déclin cognitif. Pas éternellement, du moins pas encore, mais assez longtemps pour préserver la qualité de vie des patients inscrits à notre Programme de la mémoire.


Katherine est l’exemple typique de la personne qui a bénéficié des soins du Programme de la mémoire Bruyère. Plus de dix ans après sa première visite à Bruyère, elle continue de vivre pleinement sa vie familiale grâce aux nouvelles avancées de la pharmacothérapie.

 

   La famille Suter 


Katherine participe à l’un de nos essais cliniques, qui consiste à tester l’effet d’une perfusion mensuelle d’anticorps anti-amyloïdes, qui ont démontré qu’il était possible de ralentir l’accumulation de protéines à l’origine de la maladie d’Alzheimer. Sa mémoire est restée relativement stable ces dernières années, au grand bonheur de son mari et de ses enfants.


Voici ce que Katherine et son mari m’ont dit au sujet de leur expérience à Bruyère :


« Ce fut une expérience incroyable, car nous nous sommes sentis soutenus et pris en charge tout au long du processus. Nous croyons en l’importance d’investir dans les soins de santé pour tous, et nous sommes la preuve vivante des bienfaits d’un tel investissement.
Nous sommes devenus donateurs mensuels pour Bruyère parce que nous savons que les soins de la mémoire sont la prochaine grande priorité pour notre société vieillissante. Nous pourrions être en train de collaborer à la prochaine grande percée dans cette recherche, et nous savons maintenant que nous y aurons contribué. »


Pour moi qui suis médecin, cette conviction chez mes patients est source d’inspiration. Elle me donne la certitude que nous sommes sur la bonne voie dans nos efforts pour fournir des soins de la mémoire de classe mondiale ici même, à Bruyère.


Nombreux sont les Ontariens qui croient que tous les services qu’ils reçoivent dans les hôpitaux sont entièrement financés par la province, mais il n’y a rien de plus faux. Bruyère doit pouvoir compter sur des personnes généreuses comme vous pour construire au-delà de l’essentiel.


C’est un moment important pour la recherche sur la démence et la maladie d’Alzheimer : nous savons que nous faisons une course contre la montre à bien des égards. Ce n’est pas seulement l’horloge physiologique de nos patients qui décline, mais aussi l’horloge démographique d’une société qui compte toujours plus de personnes âgées. À ce stade-ci, la forte hausse du nombre de patients atteints de démence est inévitable.


Tout cela nous motive à faire toujours mieux, chaque jour, à Bruyère.


Notre Programme de la mémoire est le seul du genre dans la région d’Ottawa. Nous nous sentons investis d’une mission, celle d’être les pionniers de la recherche et de mettre à l’essai les dernières avancées en matière de traitement médical. Et nous ne pouvons pas y parvenir sans votre soutien.


Lorsque je songe à l’avenir, je rêve d’un monde où nous pourrons enrayer la maladie d’Alzheimer à sa source, où nous pourrons dépister et détecter la maladie dès les stades les plus précoces et la traiter avant qu’elle progresse.


Je nourris l’espoir que les gens n’auront jamais à faire l’expérience des pires symptômes de la maladie d’Alzheimer : la perte de la parole, la désorientation, la perte de sa personnalité. C’est déchirant de voir une personne que l’on aime devenir dépendante sur les soins de longue durée pour finalement succomber à cette maladie.


La détection et le traitement précoces ainsi que les progrès technologiques revêtent d’une importance capitale dans l’amélioration de l’avenir des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ce sont là les principaux outils sur lesquels Bruyère travaille.


Je suis persuadé que nous réaliserons des percées étonnantes dans le domaine des soins liés à la maladie d’Alzheimer dans un avenir rapproché. Je suis aussi convaincu que les gens de la région nous aideront à concrétiser cette vision.


Investir dans les soins de la mémoire, c’est investir dans un avenir plus productif, plus actif et plus épanouissant dans notre région. 

 

Cordialement,

  

Le Dr Andrew Frank, M.D., B.Sc.H., FRCPC
Neurologue cognitif et directeur médical
Programme de la mémoire Bruyère