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Patients, résidents et familles

Changements dans la politique relative à l'ERV (avril 2015)

Qu’est-ce que l’entérocoque résistant à la vancomycine (ERV)?

Nous sommes tous porteurs de plusieurs types de bactéries. Elles vivent habituellement en harmonie dans et sur notre corps, et aident à nous garder en santé. Il est toutefois possible d’avoir des bactéries qui sont nuisibles. L’ERV est une bactérie qui vit dans le côlon d’un petit nombre de personnes et qui peut devenir nuisible s’il cause une infection. Même si le risque d’infection est faible et que l’ERV est résistant à certains antibiotiques, nous avons aujourd’hui d’autres antibiotiques capables de traiter une infection à l’ERV.

 

Comment Bruyère gérait-il les patients porteurs de l’ERV auparavant?

Jusqu’à tout récemment, nous faisions passer un test de dépistage aux patients hospitalisés susceptibles d’être porteurs de l’ERV. Si le test se révélait positif, nous placions le patient sous les précautions de contact et tout le personnel devait mettre des gants et parfois aussi une blouse jaune avant de lui donner des soins.

 

Pourquoi modifier cette façon de faire à Bruyère?

À Bruyère, nous contrôlons activement la propagation de l’ERV depuis plus de 15 ans et nous n’avons pas constaté de tendance préoccupante ni d’augmentation du nombre d’infections graves liées à cette bactérie. L’ERV étant moins efficace que d’autres bactéries à provoquer une infection, il en cause très peu chez nos patients. Au moment de la découverte de l’existence de l’ERV, les chercheurs craignaient qu’il transmette sa capacité de résister aux antibiotiques à d’autres bactéries beaucoup plus agressives. Heureusement, nous savons aujourd’hui que cela n’arrive presque jamais.

 

Voilà donc pourquoi Bruyère et bien d’autres hôpitaux de la région, la province et ailleurs au pays ne considèrent plus que l’ERV est une « super bactérie ».

 

Est-ce qu’on augmente les risques pour les patients en cessant le dépistage de l’ERV et les précautions spéciales pour les patients qui en sont porteurs?

Cesser le dépistage de l’ERV ne présente qu’un très faible risque. Cette nouvelle mesure apporte surtout d’importants avantages. Nous allons aussi pouvoir utiliser l’argent ainsi épargné pour améliorer encore davantage les normes globales de prévention et contrôle des infections dans l’hôpital afin de mieux protéger les patients contre tout type d’infection.

 

Et s’il y a une augmentation du nombre de cas d’ERV? Comment savoir si cette nouvelle politique nuit à la santé des patients?

Nous continuerons de surveiller le nombre d’infections à l’ERV et de traiter rapidement les patients touchés. Si nous observons une tendance préoccupante ou une augmentation du nombre de cas, nous réagirons rapidement et prendrons les mesures qui s’imposent pour prévenir la propagation de l’infection.

 

Adapté de L’Hôpital d’Ottawa