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L’Institut de recherche Bruyère publie un article sur les foyers de soins de longue durée

30/9/2015

Le statut d’organisme sans but lucratif des foyers de soins de longue durée a-t-il une incidence sur les taux de mortalité et d’hospitalisation?

Réponses de l’étude de l’Institut de recherche Bruyère

Ottawa (Ontario), le 28 septembre 2015 — L’Institut de recherche Bruyère (IRB) annonce aujourd’hui les résultats d’une étude sur les différences entre les taux d’hospitalisation et les taux de mortalité des nouveaux résidents des foyers de soins de longue durée de l’Ontario (aussi appelés maisons de soins infirmiers).


Ce projet de recherche, publié dans la revue Journal of the American Medical Directors Association, a été réalisé auprès de 53 739 résidents sur une période de trois ans, soit de 2010 à 2012. Dans l’ensemble, les résultats révèlent que les établissements à but lucratif présentent des taux d’hospitalisation et de mortalité considérablement plus élevés que ceux des établissements sans but lucratif. L’étude repose sur des données de l’Institut de recherche en services de santé.


Six mois après l’admission et à la suite de l’apport d’ajustements selon différents facteurs sur le plan individuel et des établissements, le taux de mortalité et le taux d’hospitalisation des établissements à but lucratif étaient 16 pourcent et 33 pourcent, respectivement, plus élevés que ceux des établissements sans but lucratif. Au cours de cette période, les résidents des établissements à but lucratif ont eu un taux d’hospitalisation non ajusté de 565 par 1 000 années-personnes (AP) par rapport à 416 par 1 000 AP chez ceux des établissements sans but lucratif. Le taux brut de mortalité correspondant pour les établissements à but lucratif a été de 252 par AP, comparativement à 216 dans les établissements sans but lucratif.


« Nos résultats profitent d’une expérience sur le plan des conditions naturelles en Ontario, où le niveau de financement et les caractéristiques des résidents sont similaires, qu’ils soient dans un établissement à but lucratif ou dans un établissement sans but lucratif, explique le Dr Peter Tanuseputro, chef de projet de recherche de l’IRB et de L’Hôpital d’Ottawa. Le fait que les listes d’attente et le système de placement soient normalisés contribue à cette similarité. »


Parmi les 640 foyers de soins de longue durée en Ontario, 384 (soit 60 pourcent) sont à but lucratif. Cependant, peu importe s’ils sont à but lucratif ou non, tous ces établissements reçoivent un financement normalisé du gouvernement pour chaque patient, dont le montant est établi selon l’évaluation officielle des besoins en matière de soins.


« Le fait qu’un établissement soit à but lucratif ou non n’est que l’un des nombreux facteurs touchant les taux d’hospitalisation et de mortalité, explique le Dr Tanuseputro. Certains des établissements à but lucratif figurent parmi les 20 pourcent des établissements ayant obtenu les taux d’hospitalisation ou de mortalité les plus bas. Au contraire, certains établissements sans but lucratif comptent parmi les 20 pourcent ayant obtenu les pires résultats. D’autres facteurs, comme la taille et l’emplacement de l’établissement, sont également importants. »


D’après les études antérieures, les différences des résultats peuvent aussi s’expliquer par le niveau de dotation, la facilité d’accès à des services médicaux spécialisés et les sources additionnelles de revenus, comme les dons.


Une calculatrice en ligne prédit, en fonction des résultats de l’étude, les risques qu’un résident en soins de longue durée décède dans les six mois après son admission. Elle tient compte notamment des données sociodémographiques d’une personne (p. ex. âge, sexe et état matrimonial), de l’état de santé et des caractéristiques du foyer. Elle peut servir à éclairer la planification des soins par les résidents, les membres de leur famille ou les fournisseurs de soins.


À propos de l’Institut de recherche Bruyère

L’Institut de recherche Bruyère est un organisme bilingue sans but lucratif, qui, en partenariat avec Bruyère et l’Université d’Ottawa, soutient les chercheurs qui contribuent à améliorer les connaissances pratiques et théoriques sur les soins primaires et communautaires, l’équité, la cognition et la mobilité, les systèmes et services de santé et les pratiques prometteuses.

 
 

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Cellulaire : 613-277-2526
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